Pour les plus petits

Le décor de nos repas, Sarah Installé

Objectifs  : établir des liens autour de l’acte de manger de la viande et des produits animaux ; être plus proche de ce que l’on mange ; visualiser les interdépendances ; développer la pensée systémique.

Public  : moins de 12 ans et en famille (intergénérationnel).

Principe  : repérer les produits animaux (viande, lait, œufs..) présents dans les repas du jour ou de la veille et reconstituer de la manière la plus imagée possible tous les liens que l’on peut faire à partir de ces ingrédients.

Matériel  : selon les moyens et le public, réserver un espace pour le « décor du repas ». Mettre à disposition des figurines et des jeux de construction (blocs, personnages, animaux, fermes, transports, maisons, repas, magasins, usines, éléments de nature...) ; donner éventuellement la possibilité de chercher des petits matériaux à l’extérieur (herbe, bâtonnets...) et de dessiner et découper des éléments dans du papier.

Dispositif  : pour chacun des produits animaux repérés dans les repas, inviter les participant-e-s à disposer dans l’espace les éléments qu’ils-elles mettent en relation avec ceux-ci. Ex : en partant d’un pilon de poulet ou d’un œuf, on pourra matérialiser la poule, un poulailler, un fermier, un renard, une usine de transformation de viande, un abattoir, un champ de blé, un champ de soja dans un pays du "Sud", un camion, un bateau, de l’argent, un magasin...

Consignes  :
—  > Avant de disposer un élément, vérifier auprès de l’animateur-trice/enseignant-e s’il y a bien un lien avec ce qu’on a mangé ou avec ce qui se trouve déjà dans le décor. A priori, tout peut s’y trouver à condition qu’on pousse la réflexion et/ou la recherche pour faire le lien. L’animateur-trice/l’enseignant-e s’est informé-e au préalable et peut mettre des documents à disposition.
—  > On peut travailler individuellement ou en sous-groupes sur différentes parties du décor, puis ensuite matérialiser les liens entre celles-ci. Prendre un moment pour regarder et expliquer ensemble le décor réalisé.

Adaptations  :
—  > Le décor peut concerner plusieurs repas et être ainsi agrandi pendant quelques jours. Au final, il peut être présenté aux parents, à des ami-e-s.
—  > Avec moins de moyens et de temps, étaler une grande feuille de papier en dessinant en son centre une assiette avec l’ingrédient étudié de plus près. Constituer le décor, dans et hors de l’assiette, selon les mêmes principes, à l’aide de marqueurs de couleurs différentes et des flèches pour les liens.

Source  : Sarah Installé, Au Pré d’Uguette, p.7 du dossier d’accompagnement pédagogique « LoveMEATender » à l’initiative de Planète – Vie réalisé par Réseau IDée.

Documents joints

Trucs et ficelles

Phase 0 (se mettre dans le bain)

COMMENT INTRODUIRE LA THEMATIQUE ?
  • En travaillant sur leurs représentations initiales et partir de leur vécu. Par exemple en proposant de décrire (oralement, par écrit ou par le dessin) :
    • c’est quoi pour vous un repas idéal ?
    • quel est votre repas préféré ?
    • qu’avez-vous mangé hier ?
    • ...?
     (Public cible : enfants, tou-te-s, adolescent-e-s, élèves )
  • En travaillant sur les représentations initiales à partir d’un photolanguage : faire choisir parmi un lot, l’image qui correspond le mieux par exemple à : l’agriculture, une ferme, un bon repas....  (Public cible : enfants, adultes, alphas, élèves )
SE REAPPROPRIER LA FICHE POINTS D’ATTENTION pour les animateurs-trices (à garder tout au long de l’animation)
  • Si vous travaillez avec un public qui présente des difficultés de lecture et/ou d’expression orale, il faudra prévoir bien plus de temps qu’une animation ficelle classique puisqu’il faudra un temps entièrement dédié à la compréhension et à la réappropriation des identités (réécriture, jeu de rôle, illustrations...) avant de passer à la phase de jeu.  (Public cible : enfants, alphas )

Phase 1 (modélisation)

POINTS D’ATTENTION pour les animateurs-trices
  • Pas de panique, il ne faut pas être spécialisé en tout pour animer le Jeu de la ficelle ! Et si vous souhaitez faire semblant, n’oubliez pas les encadrés « Le saviez-vous ? » qui se trouvent dans la plupart des fiches thématiques du classeur.
    JPEG  (Public cible : enfants, adultes, alphas, tou-te-s, militants, adolescent-e-s, élèves )
  • Avec des publics qui présentent des difficultés de compréhension (orales, lectures, vocabulaire...) inutile de multiplier les risques d’incompréhension en s’attardant pendant des heures sur les règles ou sur une explication trop technique de certains enjeux. Mieux vaut faire comprendre le fonctionnement au fur-et-à-mesure (en faisant le jeu) ou faire l’impasse sur une partie des contenus pour favoriser le ressenti (physique) de l’aspect systémique et des interconnexions.  (Public cible : enfants, alphas )
  • Si il y a des difficultés à trouver des liens, ne pas hésiter à appuyer ou à reverbaliser certains mots clés présents sur plusieurs fiches. Si, malgré ça, aucun-e participant-e ne se sent en lien, demander l’avis du groupe : « quels sont les principales infos ou thématiques de la dernière identité ? »  (Public cible : enfants, alphas, élèves )
Améliorer le dispositif pédagogique
  • Adapter les fiches « identité »
    Avec certains publics (enfants, ados ou adultes avec difficultés de lecture) le moment de se présenter et donc de lire à haute voix, peut vite devenir un calvaire…
    Une première idée pour rendre les contenus plus accessibles est tout simplement de simplifier et ou de raccourcir les textes.
    Il existe déjà des fiches « enfants » avec des textes plus simples et des identités un peu plus proches de leur réalité (barre chocolatée…) ici :
    PDF - 630.7 ko
    et une version « simplifiée » là :
    PDF - 141.4 ko
     (Public cible : enfants, alphas, élèves )
  • Faire deviner son personnage : proposer aux participant-e-s de lire leur texte puis demander au reste du groupe s’ils ont deviné de qui/quoi il s’agit (par exemple en terminant à la Julien Lepers par « Je suis..., je suis...?? »). ça rajoute un petit enjeux et ça stimule les gens à bien écouter.  (Public cible : enfants, alphas, adolescent-e-s, élèves )
  • Transformer le dispositif en un « VRAI JEU ». Le côté statique est parfois impossible à tenir avec des enfants par exemple. Une solution déjà imaginée était de faire une sorte de jeu de touche-touche durant lequel chaque fois que deux enfants se croisent ils se présentent entre eux et s’ils ont l’impression d’être en lien, ils s’échangent un symbole de leurs identités respectives (ex : si le bœuf et le producteur de soja ont l’impression d’être en lien, le bœuf reçoit une petit papier "producteur de soja" et le producteur un papier "bœuf") puis ils partent chacun à la rencontre de quelqu’un d’autre. Après un temps déterminé (suffisamment long pour que chacun ait pu identifier 2 ou 3 identités avec lesquelles des liens existes) on peut alors :
    • soit faire la modélisation "ficelle" sans passer par le moment de présentation détaillé mais juste en demandant à chacun avec qui il est en lien et pourquoi ?
    • soit on se rassemble autour d’une grande affiche où toutes les identités sont symboliser (et répartie en 3 cercles assiette, organisateurs & impacts) et on dessine et explique tous les liens que les enfants ont trouvés.
    • soit... A tester.
     (Public cible : enfants )

Mots clés